Edition : les vaches et le TGV

Dans un communiqué de presse relayé par ePagine, Le monde de l’édition annonce fièrement avoir enfin trouvé un accord. Les éditeurs vont lancer une plate-forme centralisée de distribution de contenus. Rien de moins.
Merci à Stephan qui m’a permis de reprendre ici son illustration

Les éditeurs m’étonneront toujours ! à l’ère du numérique, ils pensent encore centralisation. Or, ce qui compte ce n’ est pas la plate-forme mais le format. Il faut se battre pour normaliser un format ouvert (ePub, par exemple). Il ne faut pas regarder le monde nouveau qui arrive dans un rétro-viseur mais envisager les paradigmes nouveaux avec des un regard neuf, comme je l’ai déjà démontré ici.

Le jacobinisme centralisateur n’a pas d’avenir sur le web, ou sur l’internet, qui est « distribué » par nature (et même par construction). Dans ce monde nouveau, chacun se doit de démultiplier sa présence ! En effet, ce ne sont plus les consommateurs qui vont vers l’offre, mais c’est à l’offre d’aller vers le marché. L’avenir est à la distribution de Pareto et aux longues traines. Gauss et la distribution normale sont morts et enterrés !

La musique a montré la voie : l’important, c’est le format (MP3, en l’espèce). Ensuite, c’est à chacun de savoir sur quelle plate-forme il veut être diffusé (Deezer, Spotify, iTunes, etc.) De plus, les outils d’auto-édition (y compris les plates-formes, comme l’iBook Store, comme je l’ai démontré lors de ma conférence consacrée à l’iPad) renforceront ce phénomène. Le pouvoir est aux extrémités du réseau, pas au coeur.

Avec cette plate-forme, j’ai l’impression que l’édition française reste sur le quai, à regarder passer les trains, en rêvant de voyages…

2 pensées sur “Edition : les vaches et le TGV

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