Descente dans l’enfer de l’ePUB !

Après avoir balbutié l’année dernière avec l’arrivée de l’iPad et du Kindle, le marché du livre numérique a commencé à décoller cette année : les liseuses numériques ont envahit les plages et de plus en plus de titres sont maintenant disponibles dans des formats dématérialisés.

J’ai déjà eu l’occasion de dire que cette dématérialisation du livre s’accompagnerait nécessairement d’une sorte de révolution copernicienne du secteur : en abandonnant le papier, c’est à une véritable mutation génétique que le livre s’expose, pour le bien de tous, d’ailleurs : auteurs et lecteurs ; quant aux éditeurs, c’est une occasion de réfléchir à leur coeur de métier.

Après ces considérations économiques, attardons-nous aujourd’hui sur un aspect plus technique de la question. Profitant de l’été, je me suis penché sur le format ePUB et ses arcanes techniques… descente dans l’enfer de l’ePUB…

ePUB, un format plein de promesses…

Au cœur du principe on trouve ePUB, c’est-à-dire le format le plus courant des fichiers des livres numériques (pour la plupart des liseuses, à l’exception notable du Kindle). ePub étant un format ouvert, il existe de nombreuses solutions permettant de créer des fichiers. Des traitements de textes en particulier, ce qui en théorie, met l’exercice à la portée de tout un chacun.

En théorie toujours, ePUB est un format assez abouti en ce sens qu’il hérite des travaux récents en matière de mise en forme et de standardisation : ouvert s’appuyant sur XML, la curiosité pousse naturellement à ouvrir un fichier ePUB. Dans un fichier-conteneur, on trouve en réalité une arborescence de fichiers typique de la grande famille XML. A priori, rien que de normal. L’ouverture d’un fichier ePUB rassure, on doit pouvoir faire plein de choses…

En effet, ePUB implémente le couple HTML 5/CSS3… et comme tout ce petit monde est dans la grande famille XML c’est super souple et super puissant se dit-on in petto…c’est le coeur léger qu’on se rue sur son éditeur préféré pour bricoler avec un fichier ePUB…

… et de déconvenues

On déchante très vite ! En effet, il faut se rendre à l’évidence : le problème n’est pas dans le standard mais dans l’implémentation : pour mettre en oeuvre toutes ces belles possibilités, il faut être un sacré geek ! Car non seulement l’aspect pratique du format n’est que de façade mais, faute d’outil réellement adapté, éditer de l’ePUB est un vrai calvaire.

Pour éditer du ePUB, actuellement j’ai vu quatre possibilités, peut-être en ai-je loupé, d’ailleurs :

  • Créer des fichiers ePUB avec des logiciels bureautique : quelques traitements de textes ou de mise en page savent exporter en ePUB (Pages, InDesign et quelques autres). C’est rarement et pour ainsi dire jamais satisfaisant car le format ePub est trop technique pour se contenter d’une édition en mode wysiwyg. On est toujours tenté de faire une entorse à la feuille de style, ce qu’il faut éviter à tout prix au risque de produire un fichier ePUB difficile à lire et peu pratique à manipuler.
  • Etant donné qu’il sépare forme et fond, on se dit qu’on pourrait partir d’un source en LaTeX. J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé de solution satisfaisante permettant des passerelles entre LaTeX et ePUB. LaTeX est même le grand absent de ce domaine, ce qui est bien dommage car non seulement on ne vantera jamais assez les mérites de LaTeX mais par dessus le marché son système de balisage très strict fait qu’on pourrait produire des sources et des rendus de qualité. A mon avis, LaTeX est sans doute la meilleure source possible pour produire un fichier ePUB…
  • Utiliser un générateur d’édition spécialisé. J’en ai trouvé peu. Le plus notable est La Poule ou l’Oeuf. On quitte le monde des simples geeks et on entre dans celui des nerds pur sucre… et par la grande porte. Une usine à gaz à côté, c’est un jeu d’enfants ! Il faut installer le bouzin sur un serveur, entrer des palanquées de paramètres et finalement tout ça fini par bugguer. A réserver aux amateurs… et encore !
  • Editer le fichiers ePub comme un source (car l’XML, langage à balisage, c’est du texte à la portée de tout éditeur). Après tout, c’est encore le plus souple : pour la majorité des choses à faire, il n’y a pas des montagnes de commandes à connaitre. C’est un peu comme l’HTML : 50 balises permettent de construire un site et quand on les connait on finit par aller plus vite en écrivant le code directement !

On ne le dira jamais assez, acquérir quelques connaissances en HTML se révèle souvent très utile. Contrairement à une idée reçue il ne s’agit pas de programmation mais de bureautique d’un niveau à peine avancée dont la maitrise se fait sans difficulté et qui se révèle très profitable (voir à ce sujet cet article que j’ai traduit de l’anglais et qui souligne l’importance de la maitrise d’un minimum de technique).

Ne nous écartons pas et revenons à notre sujet : dans un fichier ePUB, la difficulté ne tient pas tant au langage lui même (c’est de l’HTML) qu’à l’implémentation qui en est faite, en ce qui concerne principalement les tables des matières et les fichiers annexes (.ncx et .opf, notamment).

Après tests intensifs, la meilleure solution à date me semble être iBooks Author, qui se classe dans la première catégorie. Mais car il y a un mais : ce logiciel ne permet pas l’export ePub directement. Il faut bricoler un peu. Disons un peu moins qu’avec les autres solutions d’export bureautique : la manip somme toute peut se résumer à une substitution d’extension dans le nom du fichier: remplacer l’extension .iba (attribuée par iBooks Author) par .epub et le tour est joué. Reste qu’une fois le fichier créé, on peut toujours en éditer le source… au risque de retomber dans l’enfer de l’édition ePUB !

L’ePUB, un enfer ?

La conclusion quant aux fichiers ePUB est loin d’être idyllique : à première vue, le standard n’est pas mal du tout mais une fois mis sur la sellette, il manque énormément de maturité. Pas étonnant donc qu’actuellement aucun fichier ePUB ne donne réellement de résultat probant : entre les fichiers mal codés, les versions pas relues et les fichiers pas finalisés, fabriquer un fichier ePub *propre* reste encore une sorte de gageure et les éditeurs peinent d’ailleurs à proposer des fichiers bien formés. J’ai été horrifié de voir que certains éditeurs osent vendre des fichiers ePUB totalement inutilisables car manifestement bricolés à partir d’un fatras électronique mal maitrisé. Et encore s’il ne s’agissait que d’éléments secondaires (notes, tables des matières)… mais non, les éditeurs ne respectent même pas les fondements de la typographie !

Et puis surtout, il y a les liseuses : manquant totalement de maturité et grevées par un manque évident de puissance, elles sont trop rustiques en l’état actuel. Servies par des firmwares minimalistes qui frustrent le lecteur, elles manquent de fonctions de personnalisation. A l’exception notable de l’iPad, qui cependant n’est pas une liseuse et dont l’écran (même Retina) n’est pas adapté à la lecture ; les autres liseuses peinent à la tâche. Les liseuses d’aujourd’hui sont d’une rusticité à toute épreuve : il s’agit en fait d’un accouplement bancal d’une clé USB et de fonctions de lecture ultra simplifiées.

Bref, aujourd’hui la plupart des fichiers ePub sont pourris et on les fait lire par des liseuses mal fagottées. C’est un véritable enfer… voire un véritable repoussoir ! C’est d’autant plus dommage que le potentiel pour le livre électronique est immense.

L’histoire ne fait certes que commencer, mais tout de même ! En cherchant à utiliser et à créer des fichiers ePUB, j’ai l’impression de revenir 30 ans en arrière, aux temps glorieux du ZX 81 et des lecteurs à cassettes. L’image peut faire sourire mais en matière de design et d’expérience client on en est là…

Outils créatifs

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, disposer d’outils créatifs est une nécessité pour faire décoller un secteur économique. Il y a donc de la place (et même un boulevard !) pour qui proposerait – a minima – une sorte d’IDE dédié au format ePub. Ces outils créatifs, chacun doit se les approprier, doit tâtonner, doit chercher avant qu’émerge une activité voire un secteur économique renouvelé (pour le dire autrement, cette phase de tâtonnements permet la mutation du secteur économique vers ce que Jean-Michel Billaut appelle l’économie 2.0)…

L’image à laquelle je pense est celle des débuts du Macintosh : quand, après le Lisa, Apple a lancé le Mac puis les LaserWriter, tout le monde a fait de la mise en pages. C’était le bordel… puis sont arrivés Pagemaker et Xpress. Les anciens typographes se les sont appropriés, une nouvelle activité est née (le DTP) et un nouveau métier est apparu (le maquettiste). Aujourd’hui toute la presse est électronique et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ;-)

Idem avec la création de sites webs : langage à maturité + IDE et CMS + webmaster = aujourd’hui c’est une activité industrielle et parfaitement maitrisée, bref, productive. Pour faire émerger tout cela il aura fallu plusieurs années.

Blue Griffon ePUB Edition, une affaire à suivre…

En matière de création HTML, justement, Daniel Glazman est un des meilleurs experts qui soit : depuis plus de 15 ans que je le connais, Daniel est passionné par l’HTML : le langage, sa normalisation, sa mise en forme, etc.

Depuis fort longtemps également, Daniel cherche à proposer le meilleur outil d’authoring possible pour l’HTML ; ce qui, en fait, a tout de la quadrature du cercle. Un bon éditeur, en effet, doit être à la fois facile à utiliser et complet, puissant et pratique, pratique et élégant… et naturellement, un éditeur qui respecte à la lettre les recommandations du Web Consortium, l’organisation de standardisation de l’HTML et de CSS. Une gageure, en quelque sorte.

Il y a d’abord eu N|Vu et puis maintenant, il y a Blue Griffon. Il s’agit d’un éditeur HTML dont la particularité est de permettre la création de page et la gestions de sites web en mode WYSIWYG. Blue Griffon distribué sous licence Open Source et je vous invite à le télécharger et à l’utiliser car il s’agit d’un des meilleurs outils du marché.

Voyant l’émergence de l’ePUB et, en bon passionné de langues et de livres qu’il est, Daniel est actuellement en train de développer une version de Blue Griffon dédiée à l’édition de fichiers ePUB. Affaire à suivre me disais-je in petto en attendant la nouvelle…et j’ai eu la surprise de me voir proposer un beta test !

J’ai donc profité de la torpeur estivale pour mettre ce petit nouveau sur le gril. Blue Griffon ePUB edition reprend la version 1.5.2 de Blue Griffon. On retrouve tout de suite le look and feel de son grand frère : les outils sont nombreux et puissants.

L’ouverture d’un fichier ePUB se fait tout seule. Pour l’instant, Blue Griffon ePUB edition ne propose pas la création d’un nouveau fichier, ce qui serait bien pratique (et pourrait se faire via des templates). Une fois le fichier ouvert et selon son habitude, Blue Griffon ePUB edition affiche la structure du document sur la gauche et le contenu du fichier en cours sur la droite. Naturellement, le fichier est en mode wysiwyg mais on peut à tout moment basculer en mode affichage source, ce qui se révèle très pratique :

  • La saisie (ou l’édition) d’un texte se fera tout naturellement dans le mode ;
  • la mise au point et le fine tunning pouvant se faire en mode source.

Bref, Blue Griffon ePUB edition arrive à ménager la chèvre et le choux ! J’appréciais déjà beaucoup cette fonction dans Blue Griffon et je la retrouve avec plaisir dans son petit frère ePUB edition.

Quoi qu’il en soit et malgré le fait qu’il s’agisse d’une version beta, Blue Griffon ePUB edition est plein de promesses.

Naturellement, il est difficile de juger un logiciel en cours de développement. On sent bien que nombre de fonctions restent à développer et que d’autres en sont encore au stade embryonnaire. J’aurais par exemple bien aimé pouvoir éditer les CSS des fichiers ePub…. cependant, l’essentiel est déjà en place : Blue Griffon ePUB edition est un outil pratique permettant d’éditer simplement des fichiers ePUB.

C’est bien là la principale qualité et la meilleure promesse de Blue Griffon EPUB edition : offrir au plus grand nombre un outil d’authoring simple et puissant.

Reste à savoir si le marché du livre électronique auto-produit décollera… mais ceci est une autre histoire !

Tags:

19 Comments

  1. Bonjour,

    Vous avez raison sur la faible disponibilité des outils simples permettant de créer des fichiers ePub. Et je suis content d’apprendre que Daniel Glazman, qui est effectivement un des meilleur connaisseur de l’édition HTML, propose un nouvel outil.

    Cependant, dans votre liste d’outils, vous ne mentionnez pas Sigil (logiciel libre téléchargeable), ni Polifile, qui est un service en ligne permettant de créer des fichiers ePub avec des images. Vous pouvez le tester : http://polifile.fr

    Enfin, le format ibooks d’Apple a plus de subtilités que le simple changement de nom, qui ne doit marcher que pour les structures simples. En réalité, c’est un format incompatible avec ePub V3, ce qui constitue un véritable problème… et le post-traitement des fichiers ibooks est contraire à la licence d’utilisation de ce logiciel.

    Sincèrement,

    Hervé Le Crosnier

  2. Bonjour,

    article très intéressant qui montre à quel point il peut être difficile de produire de l’EPUB aujourd’hui si on ne se plonge pas dans la partie technique de la chose. Je l’ai donc lu avec grand intérêt.
    Néanmoins, il me semble pouvoir apporter quelques informations supplémentaires.

    “la manip somme toute peut se résumer à une substitution d’extension dans le nom du fichier: remplacer .iba (attribuée par iBooks Author) par .epub et le tour est joué.”

    Même s’il est vrai que le format “ibook” et le format EPUB ont des bases communes, permettant ainsi cette manipulation, le problème est qu’Apple utilise un système très personnel pour toute la partie Styles/CSS/Formatage, ce qui avait d’ailleurs été souligné par Daniel Glazman à la sortie de l’app iBooks Author. Voir http://www.glazman.org/weblog/dotclear/index.php?post/2012/01/20/iBooks-Author-a-nice-tool-but

    Pour résumer, pas mal de choses propriétaires et non documentées, des styles préfixées -ibooks- qui risquent de faire sauter tous les styles sur certains moteurs de rendu, etc.
    Il me paraît donc extrêmement dangereux d’utiliser ibooks author dans l’optique d’une production EPUB en ayant connaissance des différences très nettes qui existent entre les deux formats (j’ai passé plusieurs jours à le décortiquer, d’autres aussi et les conclusions étaient les mêmes à ce sujet : format par Apple, pour Apple, basé sur EPUB mais très largement modifié et peu documenté).

    Par contre, il y a quand même pas mal d’alternatives (à iBooks Author et à Blue Griffon) que l’on pourrait classer selon le niveau de compétences requis :

    – Writer2EPUB, une extension Open Office qui génère quelque un fichier de plutôt bonne qualité, même si certains repasseront derrière pour affiner les styles de présentation.
    – Pressbooks, un service en ligne qui repose sur WordPress (intéressant pour ceux qui bloguent et qui n’auront donc pas trop à se prendre la tête) et propose même des thèmes et différents formats d’export.
    – Creative Book Builder, une app iOS qui même si elle demande un petit temps d’adaptation (GUI peut-être pas évidente pour certains) reste simple d’utilisation et puissante, le tout à un prix abordable – je la surnomme personnellement “le comble de l’ironie” puisque c’est le genre d’application que les utilisateurs attendent depuis des mois sur desktop.
    – Sigil, qui permet aux utilisateurs avancés de gérer les styles de présentation et le marquage HTML comme ils l’entendent sans avoir à se soucier de la structure de l’EPUB (table des matières générée automatiquement, tout comme le manifeste).

    Ensuite, tentative d’explication par rapport à la remarque suivante :

    “mais non, les éditeurs ne respectent même pas les fondements de la typographie !”

    La typographie est quelque chose de très très compliqué dans les formats de livres numériques (EPUB et Mobi par exemple), d’autant plus compliqué que certains moteurs de rendu/logiciels ne supportent pas des propriétés CSS de niveau 1…
    Le fait est qu’il existe une fragmentation assez énorme en ce qui concerne le support CSS. Aux dernières nouvelles, si je ne me trompe pas, la documentation EPUB3 n’impose même pas un support minimum des propriétés CSS3.
    Dans ces conditions, un nombre très important de “propriétés typographiques” ne sont pas disponibles pour les développeurs. On n’oublie pas les choses qui provoquent des bugs d’affichage comme les espaces fines par exemple, on mélange le tout et… on obtient Bill McCoy (IDPF) qui admet lui-même qu’il y a de gros efforts à faire au niveau de la typographie parce qu’elle a été vraiment délaissée.

    Comme vous parlez de “fondements de la typographie”, je pense que vous pointez là des choses basiques donc excusez cette démarche d’approfondissement de la problématique. Certainement que les torts sont partagés dans ce cas mais il faut vraiment souligner à quel point la typographie est l’enfant pauvre du livre numérique.

    Exemple tout bête : les petites capitales. Elles peuvent considérablement améliorer la typographie lorsqu’elles sont utilisées pour les acronymes ou sigles dans un paragraphe. Et bien les fabricants de liseuses ou développeurs d’apps proposent toujours des fontes qui ne possèdent pas de petites capitales. Du coup, tel logiciel les émule (il prend les capitales et en diminue la taille) alors qu’un autre refusera de le faire (il lui faut des vraies petites capitales). Au final, il faut tricher (écrire en capitales et utiliser la balise span afin d’en réduire la taille) ou intégrer un jeu de polices qui en possède, tout en sachant que si le lecteur impose la police de son choix, la deuxième solution ne fonctionne plus.
    Bref, la typographie du livre numérique est un enfer, ce qui pousse parfois les développeurs à utiliser du code douteux.
    Autre exemple : un truc aussi simple qu’un lien sur une image n’est pas supporté par plusieurs liseuses… Je n’arrive même plus me souvenir depuis quand il est possible de le faire sur le web.

    J’avoue que nous sommes rentrés dans la technique avec ce commentaire et qu’il pourrait être obscur pour des personnes qui le liront mais autant partager connaissances et expériences à ce sujet quand il m’est possible de le faire.
    En tout cas, merci d’avoir mis en exergue la situation dans laquelle le livre numérique se trouve aujourd’hui au niveau de la production des fichiers.

  3. Dr. Francois Druel says:

    @ Hervé et @Pan : merci beaucoup pour vos commentaires et vos précisions techniques. Avec mon point de vue d’utilisateur je n’avais pas vu les subtilités d’iBook Author ;)

    @Pan : en effet, je parlais bien des « basiques » de la typo qui participe non pas seulement du plaisir de lire mais également de son « efficacité » : un texte bien mis en forme est non seulement plus agréable lire mais également plus « pratique » (en lecture rapide, notamment ;))

  4. La version que tu as eu est juste une version de test. La version finale intégrera un éditeur CSS complet et permet évidemment de créer un nouveau package EPUB ‘from scratch’.

  5. Dr. Francois Druel says:

    @ Daniel : oui, je m’en doutais ! J’attends la prochaine version alors ;-)))

  6. Bonjour,

    Votre article m’aura fait découvrir Blue Griffon (je comparerai avec Sigil que je connais bien). Ayant écrit un tutoriel gratuit téléchargeable ici (http://jean-claude.dunyach.pagesperso-orange.fr/Ebooks.html) pour aider mes amis écrivains à fabriquer leurs epubs, je me dis quand même que la solution la plus simple quand on a un document Word bien conçu est d’utiliser le logiciel Atlantis – traitement de texte léger compatible Word 2004 et surtout exporteur d’Epubs de très bonne qualité. Je l’utilise depuis un an, j’ai fabriqué tous mes epubs commerciaux avec et je ne l’ai pas encore mis en défaut.
    Cela dit, étant l’heureux possesseur d’un Kindle touch, je me retrouve souvent en train de corriger/bricoler les ebooks achetés dans le commerce en raison de leur qualité très moyenne. Et de leurs nombreuses fautes d’orthographe et de typo… Paradoxalement, la production de certains sites pirates (ahem…) est de qualité bien meilleure.
    Bonne journée,

  7. Dr. Francois Druel says:

    @ Jean-Claude : en effet, utiliser un traitement de textes peut être une bonne solution. Comme je le signalais cependant, il faut vraiment rester dans la feuille de style….

    Sur l’origine des fichiers… disons-nous que tout bien numérisé finit toujours massivement distribué ! et c’est vrai quand on voit les cochonneries que certains éditeurs osent vendre, on a pas de remords à pirater ;-))

  8. Bonjour,

    LaTeX est effectivement difficile à utiliser pour créer des ebooks (EPUB ou autre). Pour ma part, j’avais déjà des sources LaTeX pour mes livres, et j’ai donc refusé de laisser tomber cette éventualité pour générer des versions ebook. Après moultes recherches et déconvenues, TeX4HT, avec pas mal de réglages, produit un XHTML valide qui peut être converti en EPUB par ebook-convert (du projet calibre).

    Cette réponse (http://tex.stackexchange.com/a/69270/951) sur tex.stackexchange.com montre des exemples de rendus EPUB générés à partir de LaTeX. Nous avons également démarré un canal de discussion dédié à la génération d’ebooks avec LaTeX sur http://chat.stackexchange.com/rooms/4656/tex-and-ebooks.

    Au besoin, je me ferai un plaisir de vous fournir des liens vers mes sources ainsi que les EPUBs que je génère.

  9. Nicolas Friedli says:

    Il y a un piste intéressante du côté de Sphinx (http://sphinx.pocoo.org/), qui permet de sortir un site documentaire, une doc pdf moulinée par LaTeX et un epub à partir de la même source.

    C’est un peu geek, mais pas trop :-)

  10. Nicolas Friedli says:

    Il y a une piste intéressante du côté de Sphinx (http://sphinx.pocoo.org/), qui permet de sortir un site documentaire, une doc pdf moulinée par LaTeX et un epub à partir de la même source.

    C’est un peu geek, mais pas trop :-)

  11. Juste une petite RQ, je suis allé sur le site d’inavoices, et à mon avis dès lors que l’on se positionne sur la logique du mode SAAS, il faut que le site ait une vidéo de démo un peu ludique (par exemple la vidéo placée ci-dessus ne permet pas du tout de se rendre compte de la capacité de l’outil), et il faut que l’on puisse tester la solution sans laisser son CV (si non on loupe de potentiels utilisateurs). Je fais beaucoup de veille sur les outils en mode SAAS, et aujourd’hui c’est un peu la norme, dans le domaine. Bon courage.

  12. Merci de vos commentaires.
    Mon expérience personnelle pour une Kobo achetée en septembre pour mon fils en 3e, et qui peine à être adoptée :
    A l’occasion des vacances de Noel, on la ressort pour la lecture de livre demandée en français, « Le silence de la mer » de Vercors.
    Cela existe en pdf pour 5,5 euros.
    Passons sur la procédure d’achat où l’on se perd entre l’inscription au site et la (ré)activation de Adobe Digital Edition qui avait été faite depuis un autre portable que le mien.
    Une fois le pdf importé, les droits sont uniquement sur mon PC de chargement, il s’agit d’un « pdf protégé » en quelque sorte. Ah, comment le faire aller sur la liseuse ? J’ai Acrobat Pro, j’essaye l’imprimante Acrobat d’Acrobat Pro, vilan que je suis on me dit nenni, pas d’imprimante virtuelle.. Qu’à cele ne tienne PDF Creator me permet de sortir des 7 Mo initiaux un fichier de 68 Mo.
    La Kono l’adopte, mais pas de dictionnaire ni d’annotation, pas bien pour le travail scolaire. Me voila cherchant à convertir pdf en epub. Première étape, le pdf obtenu est en « mode image »… Acrobat Pro le passe en mode texte (Outil, Reconnaissance du texte). Le premier essai fait sur une version pdf comprimée à 21 Mo (réimprimée du 68 Mo par l’imprimante .. .Adobe) ,marche à peu près mais pas parfait (résultat = 17 Mo). les « Il » sont lus comme des « n » à cause des deux sérifs presque jointifs, les guillemets français <epub avait été un peu long à télécharger les 17 Mo du premier essai. Mais Rossinante est vaillante et mange de gros morceaux.
    En sortie de Rossinante, Firefox m’ouvre un xml, il faut faire un « save » par l’icone pour obtenir , enfin croit-on, un epub (n’ai je pas raté une procédure ou rossinante donne son epub directement , de totue façon, epub est un xml 7-zippé si j’ai bien suivi?).

    Bon, vous devinez le dernier gag , très classique: une fois passé dans kobo, on n’a doit qu’au dico anglais. C’est à ce stade que le web m’explique d’ouvrir sou 7-zip, et de regarder (cf commentcamarche) dans le fichier opf pour remplacer dans l’item UND par fr.
    Ouf, après quelques manipulations pour comprendre ce que veut dire virer un epub sur kobo (le précédent), soit via le PC connecté, soit sur la kobo elle-même, on a finalement passé pour une trentaine d’euros (au smic) de temps mais on a un epub à peu près correct pour voayger et bosser.

    En effet, c’est très niveau ZX81 (moi c’était 6502 kit Elektor, encore plus langage machine ! A5 = load accumulator, A0=Load register X…) .

    Merci d’avoir su le dire avec les bons mots, ça permet de prendre du recul et de mieux survivre à cet étrange cycle qui voit l’embolie de Windows (tant mieux pour les mac, (ahem..)), et avec en même tempsl a césure avec le monde « fermé » des tablettes qui est bien consommée, (Android (ou Iphone)), faute de capacité de windows à faire passer de la transparence d’usage (Oui, on aurait tous du se mettre à Linux, m’enfin …), puis cette espèce de tentative de « ramer » en mode « mal dégrossi » dans les liseuses…
    Quel dommage que le monde historiquement si structuré du livre (et même LaTeX que je n’aime pas tant uqe ça) ne soit pas arrivé à tisser avec les communautés concernées et les puissances publiques mieux que cet environnement assez anomique.

  13. Désolé, il y a dqqs lignes qui ont sautés au milieu de mon comment… pas si grave pour ceux qui sont intéressés.

  14. Avant d’écrire, faudrait juste se renseigner un peu mieux sur le sujet… Entre ceux qui oublient calibre, et ceux qui pensent que les liseuses tournent sous windows, on survole vraiment le sujet, pour faire de la pub à un logiciel beaucoup trop cher

  15. Dr. Francois Druel says:

    @Bastardo : je n’oublie pas Calibre… mais comme ce n’est pas un outil d’authoring, je n’en parle pas… quand à BlueGriffon EE il ne s’agit pas d’un outil payant… ;-))

    F

  16. J’ai installé Blue Griffon (l’éditeur HTML) et… je l’ai désinstallé immédiatement. Motif : le logiciel est peut-être gratuit… mais tous les add-ons sont payants ! Voyez la page des add-ons : http://www.bluegriffon.com/

    Même le manuel utilisateur est payant ! Ce qui finalement cache la réalité : un outil qui n’a que l’apparence du gratuit.

    Et quand on fait le total des frais (de surcroît les prix indiqués sont hors-taxe) occasionnés par les add-ons nécessaires pour travailler correctement () on arrive à un total qui frise l’indécence : http://www.bluegriffon.com/index.php?pages/GOLD-OFFER

    Je n’ai aucun problème à payer pour un logiciel qui me rendra des services qu’aucun équivalent gratuit ne peut me rendre. Mais en l’état actuel, à moins d’avoir des exigences ultra-spécifiques, il existe de nombreux outils gratuits qui fournissent un résultat qui satisfait 95% des utilisateurs (sachant que les entreprises, elles, emploient pour leurs sites web réellement complexes… les services de sociétés spécialisées SSII ou un département informatique interne)

    Quant à l’éditeur d’Epub (Blue Griffon Epub-Edition), peut-être qu’il est très intéressant… mais quand je vois le prix, je renonce : http://www.bluegriffon-epubedition.com/BGEE.html#buy

    J’envisage de porter en ePub ma montagne de documents (des milliers de pages) que j’ai écrits pendant des années sur la zoologie et la biologie animale (sous mon vrai nom, pas sous le pseudonyme que vous voyez ici). Ce sont des documents que je vais publier totalement gratuitement, comme le font beaucoup de confrères ou d’étudiants. Il est clair que comme tous les auteurs qui n’envisagent pas de commercialiser leurs écrits mais de les publier gratuitement, je ne vais pas dépenser 195 euros… de surcroît Hors-Taxe ! Car je ne récupère pas la taxe vu que je publierai en dilettante et non pas en formant une entreprise.

    Et même s’il est techniquement très riche, je ne suis pas convaincu que cet outil aura d’ailleurs beaucoup de clients même parmi les auteurs publiant leurs écrits non gratuitement… car la quasi-totalité des liseuses actuelles ne reconnaissent pas le quart des des propriétés et des règles du standard de l’ePub 3. Pour le moment les méthodes préconisées par Jean-Claude Dunyach sur son site web http://jean-claude.dunyach.pagesperso-orange.fr/ et par quelques autres permettent de faire d’excellents livres au format ePub (2 et 3) totalement gratuitement (avec les outils en téléchargement gratuit et avec des outils qu’on a déjà sur nos machines, tous OS confondus) et des ePub qu’on est certains de lire sur la quasi-totalité des équipements actuels, puisque se concentrant sur ce qui est simple et déjà fonctionnel sur les liseuses et leurs logiciels actuels. Dès lors qu’une oeuvre écrite nécessite une mise en page complexe, c’est à dire autre que les romans, les essais et la poésie, l’ePub 3 ne peut en aucun cas rivaliser avec le PDF, tout simplement parce que les liseuses, tablettes et smartphones sont incapables de lire l »ePub 3 avec toutes ses fonctions proposées de mise en page et de typographie… et resteront encore incapable de le lire pendant encore très longtemps !… ne serait-ce que pour des raisons de puissance des processeurs et de gestion de la mémoire de ces appareils. L’état actuel du marché montre bien que l’innovation dans ce domaine s’éparpille en une pléthore de gadgets ludiques au lieu de se concentrer sur une véritable évolution ergonomique et un véritable standard adopté, et les projections à moyen terme sur son évolution sont peu encourageantes.

    Je pense qu’on met la charrue avant les boeufs et on se fait surtout un plaisir personnel en développant un éditeur (de surcroît payant et cher !) qui permet de produire des ePub tellement riches que la quasi-totalité des matériels existants sont incapables de rendre visuellement de façon fidèle… et avec une fluidité confortable. J’ai bien peur que la leçon de NVU (dont j’ai été un utilisateur intensif, merci Daniel pour ton formidable travail) n’ait pas été retenue par Daniel : un outil génial mais déjà trop ambitieux à l’époque et qui est devenu obsolète avant d’être totalement terminé, tout simplement parce qu’il était tellement riche de fonctionnalités qu’il en était bourré de bugs et qu’on passait plus de temps, nous testeurs et recetteurs, à corriger les bugs et les innombrables problèmes de rendus sur les navigateurs (trop disparates et manquant tous de conformité suffisante aux standards) qu’à poursuivre son évolution réelle. Donc finalement… une image parfaite de ce qui risque de se passer avec ce nouvel éditeur d’ePub. A leur tour aujourd’hui les liseuses et les logiciels de lectures sont eux aussi trop disparates et manquant encore trop de conformité aux standards pour qu’on puisse DEJA se lancer dans un outil de création certes génial mais qui va se perdre comme NVU dans les innombrables bugs et spécificités des matériels et logiciels des lecteurs. Attendons au moins que les outils (matériels et logiciels) de lecture soient un peu plus conformes aux standards pour se lancer dans une entreprise certes louable… mais prématurée. Et aux frais des clients !

  17. Bon, je crois qu’il faut rétablir quelques vérités:

    1. le logiciel même gratuit, ça coûte. Quelqu’un investit du temps, de l’énergie. Cela coûte. Et il semblerait qu’il soit indécent d’essayer d’en vivre. BlueGriffon a demandé deux années de travail intensif. Visiblement, demander une contribution de 5 euros est indécente. Bon.
    BlueGriffon EST gratuit. Si vous voulez plus que l’outil de base qui peut déjà beaucoup, si vous voulez que le projet continue, achetez un add-on qui coute moins cher que la bière que vous allez payer en bar de nuit demain samedi soir. Encore une fois, indécent. Et le premier qui me dit que je ferais mieux de demander des dons, je le fous dehors: en 5 ans, Kazé a récupérer je crois 3000€ avec ça, absolument pas de quoi en vivre, cela ne marche PAS.

    2. Nvu ne s’est pas arrêté parce qu’il était bourré de bugs. Il était bourré de bugs parce que Linspire a arrêté brutalement son financement et qu’il fallait bien que je bouffe et donc que je passe à autre chose…

    3. BlueGriffon EPUB Edition, c’est encore une année de plus de travail ; soit trois ans en tout. Donc non le prix n’est pas du tout indécent. D’ailleurs je suis assez étonné de voir que certains usagers râlent pour 195€ de soft spécialisé EPUB mais ont environ 5000€ de softs Adobe sur leur bécane…

    EPUB3 c’est des centaines de pages de specs compliquées, atrocement compliquées à implémenter. Les éditeurs d’EPUB aujourd’hui jonglent _tous_ avec des licences HORS DE PRIX de inDesign. Alors non, le prix de BlueGriffon EPUB est loin, très très loin d’être indécent.

    En 2013, pour créer du logiciel, il faut vivre de ses rentes annexes et ne jamais vendre son soft. Quel délire, quelle misère. Comme si les ingénieurs bossant sur linux n’étaient pas payés, comme si les ingénieurs bossant sur Firefox n’étaient pas pour beaucoup salariés.

    Revenons sur Terre voulez-vous ; j’essaye de faire deux softs super-puissants dont un OpenSource et d’en vivre et « Black Winny », qui a le courage de commenter anonymement, trouve le moyen de râler. A vous dégouter de tenter de garder un produit OpenSource et gratuit. Je devrais fermer et le rendre payant, au moins on me foutrait la paix.

  18. Ici un « crash epub3 test » sous forme de guide sur la réalisation d’un livre au format Epub3. Il s’agit de produire un texte en (x)html5 et css3, conforme aux normes (validé W3c), intégrant des vidéos, sons, notes de bas de page… puis transformé en Epub via Calibre Sigil etc. De fait, pour être conforme, il sera repris dans le code au bloc-notes pour passer la validation epubcheck.
    Ce format n’est pas mur et très mal reconnu par la plupart des liseuses. Finalement un navigateur reste un très bon lecteur…
    LE TRUC à connaître ! Il faut zipper le fichier mime d’abord et ensuite ajouter les autres fichiers au ZIP pour que celui-ci soit conforme (l’inverse n’est pas vrai). C’est dire la souplesse de ce format…

    http://www.tahitidocs.com/cours/epub/faireEpub.html

  19. Bonjour,

    A propos de Writer 2 epub : jusqu’alors il n’existait pas de traduction française du manuel.
    
Ayant eu besoin de ce logiciel je l’ai faite.
J’ai contacté l’auteur pour pouvoir la mettre en ligne sur son Wiki mais j’attends toujours la réponse (depuis environ 2 mois)
Je l’ai donc mise en ligne sur mon site où il possible de le télécharger à l’adresse suivante.

    http://www.editionsmediasbelinois.fr/Les_Editions_Medias-Belinois/Auto_MicroEdition.html

    Bonne journée à tous.
    Pascal

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>